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AVIS DE PARUTION - PASSAGES N°16

Le numéro 16 de PASSAGES -mai/juin 2009- est paru et disponible contre 5euros (franchise postale comprise) avec son supplément Flocks of hum de John M. Bennett -traductions de Jeannine Hayat-. Au sommaire on retrouve Pascal Ulrich (à tritre posthume et à qui ce numéro est dédié, Antoine Boute (Belgique), Bernard Barbet, Claire Ceira, Ivar Ch'Vavar, Bruno Gerbi, Pascal Lenoir, Christophe Esnautl, Thomas Vinau, Antoine Dufeu, Christophe Manon, Christian Edziré Déquesnes, Marc Greenfield (Grande-Bretagne) et S.O.D.A. 09.

Le précédent numéro autour d'André Breton est toujours disponible, avec son supplément contre 5euros.

Contact : Bullitlala@neuf.fr ou écrire à Christian Edziré Déquesnes, 15 rue du Général Delestraint 59 230 Saint Amand-les-Eaux  -France-

18.7.09 10:34


PASSAGES -la revue- PRESENTATION

La revue PASSAGES a été créée en novembre 2006 par Christian Edziré Déquesnes. Il s'agit d'une revue-zine, artisanale, dont l'ancrage régional est essentiel. Bi-mensuelle, elle paraît six fois par un an avec un supplément, consacré à un auteur, qui a pour titre Ré-apparitions. Chaque numéro, chaque supplément est vécu comme une aventure humaine ou un voyage dans l'espace et dans le temps. Seize numéros et leur supplément ont déjà paru. Parmi les suppléments on peut citer le numéro 10, consacré aux poètes Hedd Wyn et Francis Ledwidge ou le numéro 16, consacré à John M. Bennett. Le prochain numéro de Ré-apparitions accueillera deux longs poèmes inédits d'Ivar Ch'Vavar, l'un sur Marilyn Monroe, l'autre sur Audrey Hepburn. La poésie, comme la musique, est vraie quand elle se souvient des âmes souffrantes, des corps blessés, de la misère. Il faut que soit exprimée toute la réalité du monde, pour en révéler toute l'absurdité. Une revue modeste peut avoir de grandes ambitions : renouveler la poésie ou procéder à de nouvelles expérimentations. Si la revue entretient des liens privilégiés avec les écrivains et artistes du Nord de la France, elle a vocation à accueillir la poésie française, européenne, voir internationale. Certains horribles travailleurs de la revue sont belges (Antoine Boute), britanniques (Mark Greenfield, Alan Turner) ou américains (Catharine Savage Brosman, John M. Bennett). La traduction en français de textes picards. Parmi l'équipe de collaborateurs réguliers se trouvent Bernard Barbet, Ivar Ch'Vavar, Pascal Lenoir, Jean-Luc Galus, Thomas Vinau, Christophe Manon, Antoine Dufeu et Jeannine Hayat, un ensemble d'individualités poétiques réunies par un hasard singulier.

Jeannine Hayat, juillet 2009, Paris.

Chaque numéro de Passages et son supplément Ré-apparitions est disponible contre 5euros (fronchise postale comprise). L'abonnement pour 6 numéros + supplément est de 25euros. Renseignements et contacts : Christian Edziré Déquesnes, 15 rue du Général Delestraint  59 230  St Amand-les-Eaux -France-

19.7.09 10:03


Christian Edziré Déquesnes - présentation -

Christian Edziré Déquesnes, le directeur de la revue PASSAGES est né en 1956. En 1995, la découverte dans une brocante de l'ouvrage Cadavre Grand m'a raconté et de la revue L'invention de la Picardie, que l'on doit tous deux à Ivar ch'Vavar, l'a fait naître à l'écriture et à l'édition. Il a animé dès l'an 2000 une première revue-zine : Ffwl. C'est le caractère artisanal des tâches réservées au directeur de revue-zine qui l'intéresse. De la fabrication des numéros de Ffwl puis de PASSAGES, il apprécie chacune des opérations : la sélection des textes, l'échange avec les auteurs, la photocopie, l'assemblage, et l'envoi. A la fois poète et chanteur d'un blues picard brut - aussi singulier qu'inattendu - autodidacte et proche d'Ivar Ch'Vavar - il entretient avec ce dernier une relation forte - il exprime son spleen BleuNuit indifféremment en picard ou en français. Il a suivi tant de routes, hanté tant de lieux, arpenté tellement de paysages, notamment au Pays de Galles, qu'Ivar Ch'Vavar le compare à un "Kerouac de la vieille Europe". Lui-même ne se décrit pas comme un véritable poète mais plutôt comme un passeur de mots ou de morts. En musique, sa rencontre avec l'Ostendais Arno l'a transformé -  découverte et apprentissage du blues - ; dans le domaine pictural c'est la découverte du peintre Francis Bacon qui a bouleversé sa perception du monde. D'autres influences sont à découvrir dans ses textes, notamment celle d'Arthur Rimbaud et de Dylan Thomas. Parmi les écrivains contemporains, il défend bec et ongles les oeuvres vivantes d'Ivar Ch'Vavar, de Pascal Lenoir, de Charles Pennequin, de Vincent Farasse, d'Antoine Dufeu, de Christophe Manon, d'Alain marc, ou encore de Pierre Garnier. D'ailleurs, une revue telle que  PASSAGES  ne pourrait exister sans l'existence d'un réseau amical dense que les courriers postaux et les messages électroniques permettent de tisser. Christian Edziré Déquesnes a publié plusieurs ouvrages de poésie. Les lettres de la nuit sont parues aux éditions S.U.E.L., Toussint-ducasses, a été publié par Seconde éditions du K., Sauf dimanche et jours de fêtes a été publié sous le pseudonyme de Victoire Perdrot par les éditions Sansonnet. Certains de ses poèmes ont paru dans d'épaisses anthologie : Poète toi-même, éd. Le castor astral ou Le Jardin Ouvrier, éd. Flammarion. Enfin citons le numéro 2 de la très épaisse revue MIR qui vient de publier des extraits de l'important chantier Les évangiles BleuNuit, lourd projet que Christian Edziré Déquesnes espère mener à son terme dans les années à venir. Un autre dessein lui tient particulièrement à coeur, réaliser une anthologie qui proposerait de reprendre les meilleurs Passages de la revue qu'il anime.

Jeannine Hayat, juillet 2009, Paris.

On peut écrire à Ch. Edziré Déquesnes aux adresses suivantes : 15, rue du Général Delestraint   59 230 St Amand-les-Eaux -France - ou bullitlala@neuf.fr

19.7.09 10:35


le jour où ARNO est venu chanté à Sin-le-Noble - le 16 mai 2009 -

Le 16 mai 2009, jour où il est venu chanter à Sin-le-Noble (59), Arno avait bu, avant de monter sur scéne toute La Mer du Nord démontée.

Christian Edziré, le 17 mai 2009.

17.5.09 14:16


Lettre à propos d'André Breton

(suite à une conversation avec I. Ch'Vavar)

    C'est seulement durant les mois qui viennent de s'écouler que j'ai découvert André Breton, au travail de mon travail pour préparer le n°15 de la revue "PASSAGES" -15 danseurs sur le cadavre d'André Breton. Suite à un échange téléphonique avec Ivar Ch'Vavar, qui me disait qu'on était bien injuste avec Breton, il me paraît nécessaire de faire quelques réflexions et commentaires, avant de refermer ce dossier-numéro de PASSAGES.

     L'ensemble des réponses au questionnaire que nous avons proposé à onze poètes d'aujourd'hui apporte une surprise, et une confirmation.

La confirmation : Breton a une mauvaise "image", ce qui est le comble pour un surréaliste ! Cette image est faite d'une accumulation de clichés qui traînent partout depuis un demi-siècle et même davantage.

    La surprise, c'est de retrouver cette image dans la tête de nombre de poètes d'aujourd'hui, de qui on aurait pu s'attendre à ce qu'ils connaissent mieux Breton et le surré"alisme. Prendre la mesure de cette méconnaissance, voilà ce que permet cette enquête (voir les conclusions au terme de ce numéros). Evidemment, nous ne reprochons rien à nos amis. Ils n'étaient pas intéressés particulièrement par Breton, sauf Philippe Lemaire et Ch'Vavar, et ils n'ont pas cherché à en savoir davantage. En réalité, ce que montre bien cette enquête - et c'est très inquiétant - c'est que le travail et le dénigrement d'un homme, d'un grand poète, d'un grand intellectuel, peut très bien être couronné de succès... Il paraît entendu une fois pour toutes que Breton était un mélange de petit bourgeois et de mondain, et un écrivain raide et précieux, un peu ridicule, doublé d'un "pape" prompt à lancer des excommunications.

     Cette mauvaise image fait l'affaire des ennemis de la liberté, pour qui l'auteur des Vases communicants est un épouvantail, et fait l'affaire aussi de sectaires qui voudraient rehausser un peu leur petite chapelle (il est certain que Breton est trés mal vu dans la plupart des cénacles parisiens). Et cette mauvaise image empêche de reconnaître l'importance d'un homme qui a été un des géants de l'esprit ; théoricien et animateur - sévère, certes - d'un mouvement dont on est loin encore d'avoir mesuré toute l'ampleur, dont on est loin - très loin - d'avoir achevé d'explorer toutes les voies qu'il a ouvertes non seulement pour la poésie et pour l'art, mais, au-delà, pour la pensée et pour la vie même.

     Un ouvrage de "vulgarisation" paru en 1987 - au demeurant bien conçu et fort instructif - André Bretyon. Qui êtes-vous ? d'Alain et Odette Viraux (éd. La manufacture), fait du fondateur du surréalisme un portrait nuancé, et tord le cou à pas mal d'idées fausses. D'abord, il faut savoir qu'il vivait modestement, presque pauvrement, et quand Frida Kahlo, l'artiste mexicaine, vint en France et fut logées chez lui, elle se plaignit dans ses lettres à Diego Rivera de devoir vivre dans un si petit appartement et si chichement.

     Alain et Odette Viraux nous apprenne aussi que Breton ne se considérait certes pas comme un littérateur et ne prenait pazs des posture d'écrivains. En 1962, quatre ans avant sa mort, comme on lui demande s'il écrit "en ce moment", il répond : "je n'écris pas et n'ai jamais écrit en "professionnel". Je ne me crois pas tenu à annoncer livre sur livre, et ma conception de la vie n'est pas telle qu'on ait chance de me trouver, comme Gide ou Mauriac la plume à la main à mon heure dernière".

     Breton pape ? Citons le propos de Jehan Mayoux, qui l'a bien connu dans ses dernières années : "André Breton était le contraire d'un pape : il n'enseignait pas. Nul n'a été moins soucieux que lui d'imposer sa pensée, d'obtenir une adhésion fondée sur le prestige (et le sien était grand), sur l'autorité du passé." (Cahier de Contre-courant, déc. 1966).

     Le grief d'autoritarisme est lui aussi à nuancer. La "sévérité" de Breton était certes une réalité, mais au service de la cohérence, de l'intégrité et de la force du mouvement surréaliste. S'il lui a fallu se séparer de certains de ses compagnons, il ne l'a jamais fait sans raison, ni de gaîté de coeur. Les ruptures lui furent douloureuses, et pas seulement dans l'instant. Longtemps certaines le hantèrent (Artaud, avec qui il se réconcilia d'ailleurs après la guerre, Desnos, Eluard...). En 1952, il confie à André Parinaud : "Il est vrai que j'ai dû me séparer de certains de mes compagnos qui m'étaient chers, que d'autres m'ont quitté et qu'il en est dont le souvenir m'a longtemps poursuivi, dont le souvenir m'assaille encore à certaines heures et je ne cache pas que, chaque fois, c'est une blessure qui se rouvre." Si l'on prend le temps de se pencher sur la vie de Breton - et bien sûr sur ses écrits -, on rencontre non pas le "pape autoritaire" auquel certains veulent nous faire croire, non pas un "monstre froid" infatué de ses décisions, détournant la tête avec indifférence et ne revenant pas sur ses pas, mais un homme d'une grande sensibilité, d'une rare ouverture d'esprit, animé par l'esprit de justice, et tout à fait capable de reconnaître ses errueurs.

     Il me paraît fort instructif de citer maintenant Joyce Mansour - si chère à Alain Marc : "André Breton changea la vie et la vision de tous ceux qui l'ont connu. C'était le grand oiseau cramoisi des vrais beaux jours. Tous ceux qui l'approchèrent savent aujourd'hui que jamais, hors de sa présence, ils ne retrouveront une certaine qualité de l'air. Il ne perdit jamais don amour merveilleux, ni ne douta un seul jour que la certitude se rencontre au hazard d'une rue, d'un poème ou d'un objet extraordinaire. Alors le regard intérieur, le seul qui comptait vraiment à ses yeux, s'y glisse et s'y enlise. Marchel Duchamp dit, en parlant d'André : "Il aimait comme un coeur bat".

     En conclusion de cette lettre, je tiens à affirmer qu'il ne s'agissait pas pour moi d'y faire oeuvre de réhabilitation, ni d'écrire une quelconque apologie. Je n'ai d'ailleurs pour Breton aucune affection particulière, il ne m'a guère influencé, il ne fait pas partie de mon histoire... J'ai simplement voulu rétablir la vérité, et qu'on comprenne bien qu'il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que nous disent, nous répètent critiques, spécialistes... ou quelquefois même les témoins d'une aventure. Le surréalisme fut une des plus grandes aventures de l'esprit humain, et son exemple renferme une force de libération encore intacte. Il importe donc de ne pas laisser des fossoyeurs empressés l'enfouir sous des pelletées de boue.

Le 03.05.09, Christian Edziré Déquesnes   

17.5.09 19:32


PASSAGES N°15 ====> 15 Danseurs sur le cadavre d'André Breton

la revue PASSAGES sort son numéro 15/printemps 2009 ====> 15 Danseurs sur le cadavre d'André Breton, une enquête conçue et réalisée par Jeannine Hayat et Ch. Edziré Déquesnes avec les participations d'Ivar Ch'Vavar, Anne Letore + Xtof Bruneel de l'Ane qui butine, John M. Bennett, Pascal Lenoir, Vincent Farasse, Alain Marc, tomas sidoli, Antoine Dufeu, Philippe Blondeau, Bernard Barbet, AUMA/Alan Turner, La Bohême Art/M. Greenfield. Comme à son habitude, le numéro est accompagné d'un supplément Ré-apparitions ====> 15 chorégraphies dans le spectre de Nadja.

Renseignements, commande et contact ====> ===========================> bullitlala@neuf.fr

26.4.09 12:13


Mesages du soir du voisin John M. Bennett

MERCI ! Mon oeil dur la Poste.
FANTASTIQUE ! Il y a une version électronique.

Messsages reçus le 11 mai 2009

12.5.09 08:04


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